A Propos

 

A Propos : axe de travail et réflexion clinique.

Cabinet de psychologue clinicienne

Il s’agit là du premier aspect de la pratique du psychologue clinicien. Le cabinet correspond à la mise en œuvre d’une démarche clinique dans la rencontre d’un professionnel psychologue d’orientation psychanalytique et d’un patient qui en fait la demande. Ceci est posé comme pierre fondamentale de ma pratique.

C’est dans cette optique et ce postulat qu’il parait évident de considérer les demandes des personnes rencontrées au cabinet. Celles-ci m’amènent à penser un axe de travail particulier autour de la souffrance au travail. Nous voyons dans la clinique que les plaintes exprimées lors des rencontres soulèvent de plus en plus souvent un malaise sociétal. Il s’agit alors, dans la réflexion, de considérer la souffrance au travail (comme éprouvée sur le lieu de travail ou comme répercussion dans la vie toute entière) comme une préoccupation de premier plan vis-à-vis du sujet. C’est pour c’est raison qu’il est nécessaire de rendre possible les ponts entre la clinique telle que je la conçois et le monde du travail, à l’endroit où il se fait.

 


 

Projet commun : Travailler en lien avec les entreprises.

Dans cette perspective, je met mon travail clinique au service du groupe, c’est-à-dire dans une considération du lien social comme ce qui se tisse le singulier au monde social. Cette réflexion de travail vient s’inscrire dans un projet commun avec ma collègue de cabinet qui s’axe en particulier sur la souffrance au travail et vise à mettre en lien un travail théorique avec le monde de l’entreprise.

Le groupe

Nous proposons à l’entreprise ayant le souci du lien social et donc du projet qu’elle porte, de permettre à chacun(e), quel que soit son statut, de prendre la parole sur ce qui le « préoccupe », de discuter d’un point préalablement défini ensemble et en vue de notre intervention. L’axe d’échanges avec les acteurs de l’entreprise aura bien sûr pour grand thème le travail et ce que cela comporte pour un sujet dans son rapport à l’Autre, de l’organisation qui s’incarne dans l’Autre de la hiérarchie ou encore l’autre, son collègue.

Les professionnels dans les entreprises/associations… :

Dans un autre temps, nous proposons de rencontrer les professionnels qui cherchent à questionner quelqu’un d’autre autour de leur pratique professionnelle. Cette démarche pourra se faire sur deux plans : sur celui de la formation et/ou celui de la supervision.

Nous cherchons donc à intervenir directement sur les terrains concernés par le travail et ce qu’il peut générer comme souffrance : d’une part, auprès des professionnels (les cadres notamment) qui, dans leur pratique, rencontrent cette question de la souffrance et, d’autre part, des professionnels (cadres et non-cadres) qui sont eux même en souffrance. Le but de notre démarche est de considérer le discours ambiant (dominant), dans lequel s’inscrit le rapport à l’autre dans le monde du travail (le néo-management en particulier) et la façon dont chacun s’y cogne ou au contraire y colle ou s’y loge. Nous sous-entendons par ailleurs que ce discours ne se restreint pas seulement au lieu du travail lui-même mais vient bien contaminer les relations du quotidien. La souffrance ne s’arrêtant pas aux portes de l’organisation, elle touche également la famille, les enfants, les ami(e)s, le conjoint(e)… c’est-à-dire la façon dont chacun peut penser sa place dans la société.

Les syndicats

Nous proposons de créer un lien avec les syndicats pour intervenir là où se déposent les demandes auxquelles les collègues ne peuvent répondre car ces dernières sortent du champ de l’action syndicale. Quand le manque de réponse est flagrant, quand l’impossible affleure, et que la souffrance déborde sur le poste de travail même, nous pourrons rencontrer en entretien clinique (rencontre individuelle) ceux qui en font la demande.

Étant engagées politiquement au sens du politique, puisque nous travaillons toutes deux sur la question du lien social (ce qui le fait et les effets qu’il produit sur les sujets qui le tissent), soit sur ce qui se passe en ce moment et comment cela se passe, nous proposons également de réfléchir, sous forme d’intervention ou de discussion en groupe, aux questions du lien social au sein des organisations et dans la société en général.

La médecine du travail

Etant donné que nous savons qu’ils sont en ligne de front pour ce qui est de la question des dits « RPS », les médecins du travail sont au plus près de ce qui se parle -ou pas- pour un travailleur, de la souffrance éprouvée dans ses rapports de travail.

Il nous parait alors indispensable de proposer, -selon le principe du réseau-, de recevoir des personnes en souffrance là où le médecin achoppe parce qu’il ne peut agir au delà des limites de son temps et de son savoir-faire. Il s’agira également de rendre possibles, là encore, des échanges sur les questions qui nous occupent dans le lien social.

Partenariats.

Les CMP, les Services d’urgences, les médecins généralistes ou spécialistes, les associations sont autant d’organisations avec qui nous travaillons en tant que psychologues cliniciennes, dans le sens d’une articulation ou d’un relais aux pratiques de ces professionnels. Et ce d’autant que nous avons connaissance des files d’attente qui s’allongent aux portes des institutions quelles qu’elles soient. Files où le désespoir prend corps d’un sujet toujours plus pressurisé par les injonctions d’un discours néolibéral où la performance se pose comme idéal à atteindre : Culte de la performance pour une culture du dopage.

 


 

« Addictions »

Souffrance au travail, ou malaise en général, la prise de toxique vient rendre compte des lieux où le sujet a du mal à tenir. Du côté de l’objection ou de la béquille, les dites « addictions » sont encore une solution que le sujet se trouve pour faire face, pour se loger dans le vivre ensemble ou s’en écarter. Quand il s’agit au fond de la question de la souffrance d’une personne qui se confronte à la vie là où il s’incarne, son quotidien.

 


 

Psychologue Toulouse

Roch Bénédicte

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